Premiers secours
Page 1 sur 1 • Partager •
Premiers secours
Compte-rendu de la journée "INITIATION AUX PREMIERS SECOURS"
assurée par la section Croix Rouge Française d'Aix les bains, le 20 mars 2005
1.PROTECTION
Une victime, le sauveteur, toutes autres personnes menacées par un danger doivent en être protégées. Si la protection n’est pas réalisable, la victime doit être dégagée d’urgence.
Il existe trois niveaux :
- Le danger initial ayant provoqué l’accident peut persister,
- La situation peut s’aggraver,
- L’accident peut lui-même être générateur de danger.
CONDUITE A TENIR
1 – Reconnaître les dangers
- Approche prudente de la zone de l’accident,
- En restant à distance de la victime, regarder tout autour d’elle :
- Evaluer la présence de dangers qui peuvent menacer le sauveteur et la victime,
- Repérer les personnes qui pourraient être exposées au danger identifié.
2 – Protéger
- Quand cela est possible, supprimer immédiatement et de façon permanente les dangers environnants pour protéger l’action du sauveteur, la victime et les autres personnes, notamment du sur-accident.
Pour réaliser la protection, utiliser tous les moyens matériels dont on peut disposer et s’assurer si besoin du concours de toute personne apte qui pourrait apporter une aide dans la mise en œuvre de cette protection.
3 – Dégager d’urgence la victime de la zone de danger en toute sécurité
Devant l’impossibilité de supprimer le danger et si la victime est incapable de se soustraire d’elle-même au danger.
- Dégager la victime le plus rapidement possible.
La priorité du sauveteur est de se protéger.
Le dégagement d’urgence est une manœuvre exceptionnelle qui ne doit être utilisée que pour soustraire une victime à un danger vital, réel, immédiat et non contrôlable. Elle peut être dangereuse pour une victime atteinte d’un traumatisme.
4 – Devant l’impossibilité de supprimer le danger ou de dégager la victime
- Alerter ou faire alerter les secours spécialisés,
- Assurer une surveillance permanente de la zone de danger où les risques non contrôlés persistent et empêcher toute personne de pénétrer dans cette zone jusqu’à l’arrivée des secours spécialisés.
PROTECTION D’UN ACCIDENT DE LA ROUTE
- Allumer ses feux de détresse dès que l’on est en vue d’un accident et ralentir,
- Garer son véhicule, si possible après le lieu de l’accident, sur la bande d’arrêt d’urgence si elle existe.
- Baliser de part et d’autre de l’accident à 150 ou 200 m, pour éviter tout sur-accident (triangle de pré-signalisation, lampe électrique, linge blanc, feux de détresse du véhicule…), avec l’aide de témoins éventuels.
- Interdire toute approche si un danger persiste (transport de matières dangereuses).
- Ne pas fumer et ne pas laisser fumer.
- Couper le contact des véhicules accidentés si possible.
2.ALERTE
L’alerte est l’action qui consiste à informer un service d’urgence de la présence d’une ou plusieurs victimes affectées par une ou plusieurs détresses ainsi que de la nature de l’assistance qui leur est apportée.
Dans ce contexte, l’absence d’information d’un service d’urgence peut compromettre la vie ou la santé d’une victime malgré les premiers secours assurés par un sauveteur.
CONTENU DU MESSAGE D’ALERTE
L’appelant doit pouvoir renseigner les services d’urgence et donner les indications suivantes :
- NUMERO DU TELEPHONE ou de la borne d’où l’on appelle, si nécessaire, donner son nom,
- NATURE DU PROBLEME, maladie ou accident,
- RISQUES éventuels : incendie, explosion, effondrement, produit chimique ou tout autre danger,
- LOCALISATION TRES PRECISE de l’événement,
- NOMBRE de personnes concernées,
- Appréciation de la GRAVITE de l’état de chaque victime,
- PREMIERES MESURES PRISES ET PREMIERS GESTES EFFECTUES.
3.SAIGNEMENTS ABONDANTS
Une perte de sang provient d’une plaie ou d’un orifice naturel. Quand cette perte de sang est abondante ou prolongée, on parle d’hémorragie.
CONDUITE A TENIR
1 – Constater l’hémorragie.
2 – Arrêter l’hémorragie :
- En comprimant directement l’endroit qui saigne quel que soit le lieu de la plaie, jusqu’à l’arrivée des secours, en retirant les vêtements si nécessaire.
- En comprimant à distance à l’aide d’un point de compression si la compression de l’endroit qui saigne est impossible ou inefficace.
3 – Allonger la victime.
4 – Donner l’alerte ou mieux, faire donner l’alerte.
5 – Vérifier que l’hémorragie est arrêtée et parler régulièrement à la victime en attendant les secours.
- Ne pas donner à boire,
- Protéger la victime contre le froid et/ou les intempéries,
- Pendant toute la réalisation de cette conduite à tenir, le sauveteur expliquera à la victime ce qui se passe pour la réconforter et rechercher sa coopération.
TECHNIQUES
Compression de l’endroit qui saigne :
- Appuyer directement sur l’endroit qui saigne avec les doigts ou la paume de la main.
Compression à distance : les points de compression
Dans les cas où :
- La compression directe sur la plaie est impossible : fracture ouverte, plaie inaccessible ou avec corps étranger que l’on ne doit jamais retirer,
- La compression directe sur la plaie est inefficace, le sang continue de couler,
- Le sauveteur présente une plaie des mains et ne possède pas de moyen de protection.
HEMORRAGIE OU ? COMMENT ?
Hémorragie du membre inférieur : Au pli de l’aine - Avec un poing, bras tendu.
Hémorragie du membre supérieur : Sur la face interne du bras - Avec un pouce en appuyant ver l’os.
Hémorragie du cou : A la base du cou - Avec un pouce, en appuyant vers la colonne vertébrale.
CAS PARTICULIER DU SAIGNEMENT DE NEZ
- Laisser la victime assise, tête penchée en avant. Ne pas l’allonger pour éviter qu’elle avale son sang.
- Lui demander de comprimer avec son doigt la narine qui saigne, pendant 10 minutes.
- Si le saignement de nez ne s’arrête pas ou se reproduit, l’avis d’un médecin est nécessaire.
4.VICTIME INCONSCIENTE QUI RESPIRE
La victime ne répond pas aux questions, reste immobile et respire.
CONDUITE A TENIR
La victime est le plus souvent allongée sur le dos.
1 – Réaliser la protection.
2 – S’assurer qu’il n’y a pas d’hémorragie.
3 – Apprécier l’état de conscience :
- Poser une question simple, par exemple : « comment ça va ? », « vous m’entendez ? »,
- Prendre sa main et lui demander : « serrez-moi la main », « ouvrez les yeux ».
La victime ne répond pas ou ne réagit pas, elle est inconsciente.
4 – Si le sauveteur est seul, appeler « à l’aide ».
5 – Assurer IMMEDIATEMENT la désobstruction des voies aériennes :
- Desserrer ou dégrafer rapidement tout ce qui peut gêner la respiration (col, cravate, ceinture).
- Basculer doucement la tête de la victime en arrière et élever le menton.
- Ouvrir la bouche de la victime avec la main qui tient le menton.
- Retirer les corps étrangers visibles à l’intérieur de la bouche de la victime.
6 – Apprécier la respiration :
Se pencher sur la victime, l’oreille et la joue du sauveteur au-dessus de sa bouche et de son nez, tout en gardant le menton élevé. Cette recherche dure 10 secondes au maximum.
La poitrine se soulève, d’éventuels bruits et le souffle de la victime sont perçus, la victime respire.
7 – Placer la victime en Position Latérale de Sécurité (PLS).
8 – Alerter ou faire alerter les secours médicalisés.
9 – Contrôler la respiration de la victime en attendant l’arrivée des secours médicalisés.
- Le sauveteur surveille la respiration de la victime toutes les minutes.
- Protéger la victime contre la chaleur, le froid ou les intempéries.
TECHNIQUE
Position Latérale de Sécurité (PLS) :
1 – Préparer le retournement de la victime :
- Retirer les lunettes de la victime si elle en porte.
- S’assurer que ses membres inférieurs sont allongés côte à côte. Si ce n’est pas le cas, les rapprocher délicatement l’un de l’autre, dans l’axe du corps de la victime.
- Placer le bras de la victime le plus proche du sauveteur, à angle droit de son corps, plier ensuite son coude tout en gardant la paume de sa main tournée vers le haut.
- D’une main, saisir le bras opposé de la victime, placer le dos de sa main contre son oreille, côté sauveteur.
- Maintenir la main de la victime pressée contre son oreille, paume contre paume.
- Avec l’autre main, attraper la jambe opposée, juste derrière le genou, la relever tout en gardant le pied au sol.
- Se placer assez loin de la victime au niveau du thorax, pour pouvoir la tourner sur le côté sans avoir à se retourner.
2 – Retourner la victime :
- Tirer sur la jambe afin de faire rouler la victime vers le sauveteur, jusqu’à ce que le genou touche le sol.
- Coincer le genou de la victime avec son propre genou pour éviter que le corps de la victime ne retombe en arrière sur le sol.
- Saisir l’épaule de la victime avec sa main qui tenait le genou pour achever la rotation.
- Dégager doucement la main du sauveteur qui est sous la tête de la victime, en maintenant son coude avec la main qui tenait l’épaule pour ne pas entraîner la main de la victime et éviter toute mobilisation de sa tête.
3 – Stabiliser la victime :
- Ajuster la jambe située au-dessus de telle sorte que la hanche et le genou soient à angle droit.
- Ouvrir sa bouche avec le pouce et l’index d’une main sans mobiliser la tête, afin de permettre l’écoulement des liquides vers l’extérieur.
CAS PARTICULIERS
Victime avec un casque : on reproduit la même démarche sans enlever le casque.
Le traumatisé : en cas de lésion thoracique, du membre supérieur ou du membre inférieur, le blessé est couché autant que possible sur le côté atteint.
La victime est retrouvée couchée sur le ventre : compléter la liberté des voies aériennes (ouvrir la bouche…), stabiliser la position de la victime, apprécier toutes les minutes la respiration.
5.PLAIES GRAVES
Le sauveteur doit distinguer deux types de plaies :
La plaie grave, dont la gravité dépend de :
- De sa localisation : au cou, à l’œil ou à la face, au thorax, à l’abdomen.
- De son aspect : qui saigne, déchiquetée, multiples et/ou étendues.
- De son mécanisme : par projectile, par outil, par morsure, par objet tranchant
La plaie simple, petite coupure superficielle ou éraflure saignant peu et non située à proximité d’un orifice naturel ou de l’œil.
CONDUITE A TENIR POUR UNE VICTIME QUI PRESENTE UNE PLAIE GRAVE.
1 – Identifier la gravité de la plaie.
2 – Installer la victime en position d’attente :
Plaie du thorax : position demi-assise
Plaie de l’abdomen : position à plat dos, cuisses fléchies, jambes horizontales
Plaie de l’œil : allonger à plat dos, tête calée, en recommandant au blessé de fermer les deux yeux et de ne pas bouger.
Autres types de plaie : allonger la victime à l’abri.
NE JAMAIS RETIRER UN CORPS ETRANGER.
3 – Demander un avis médical.
4 – Protéger la victime du froid, de la chaleur et des intempéries.
5 – Parler régulièrement à la victime pour lui expliquer ce qui se passe pour la réconforter.
6.TRAUMATISMES
La victime se plaint après un traumatisme du dos, de la tête ou de la nuque
Le danger principal est la lésion de la moelle épinière, avec risque de paralysie.
1 – Ne jamais mobiliser la victime.
2 – Conseiller fermement au blessé de ne faire aucun mouvement, en particulier de la tête.
3 – Faire alerter les secours d’urgence.
4 – Maintenir la tête avec les deux mains placées de chaque côté de celle-ci ; le sauveteur est à genoux derrière le blessé.
5 – Surveiller la victime de manière continue, lui parler régulièrement en attendant l’arrivée des secours.
La victime se plaint d’un traumatisme de membre.
1 – Interdire toute mobilisation du membre atteint.
2 – Faire alerter les secours ou demander un avis médical.
3 – Respecter les recommandations données par les secours.
4 – Surveiller la victime en lui parlant régulièrement.
5 – Protéger la victime de la chaleur, du froid, des intempéries
Cet aide mémoire m'a été fourni par Babou de la délégation d'Aix les Bains. Les photos et croquis n'ont pu être reproduit. Vous pouvez me demander l'original, il vous sera envoyé par couriel ou courier.
assurée par la section Croix Rouge Française d'Aix les bains, le 20 mars 2005
1.PROTECTION
Une victime, le sauveteur, toutes autres personnes menacées par un danger doivent en être protégées. Si la protection n’est pas réalisable, la victime doit être dégagée d’urgence.
Il existe trois niveaux :
- Le danger initial ayant provoqué l’accident peut persister,
- La situation peut s’aggraver,
- L’accident peut lui-même être générateur de danger.
CONDUITE A TENIR
1 – Reconnaître les dangers
- Approche prudente de la zone de l’accident,
- En restant à distance de la victime, regarder tout autour d’elle :
- Evaluer la présence de dangers qui peuvent menacer le sauveteur et la victime,
- Repérer les personnes qui pourraient être exposées au danger identifié.
2 – Protéger
- Quand cela est possible, supprimer immédiatement et de façon permanente les dangers environnants pour protéger l’action du sauveteur, la victime et les autres personnes, notamment du sur-accident.
Pour réaliser la protection, utiliser tous les moyens matériels dont on peut disposer et s’assurer si besoin du concours de toute personne apte qui pourrait apporter une aide dans la mise en œuvre de cette protection.
3 – Dégager d’urgence la victime de la zone de danger en toute sécurité
Devant l’impossibilité de supprimer le danger et si la victime est incapable de se soustraire d’elle-même au danger.
- Dégager la victime le plus rapidement possible.
La priorité du sauveteur est de se protéger.
Le dégagement d’urgence est une manœuvre exceptionnelle qui ne doit être utilisée que pour soustraire une victime à un danger vital, réel, immédiat et non contrôlable. Elle peut être dangereuse pour une victime atteinte d’un traumatisme.
4 – Devant l’impossibilité de supprimer le danger ou de dégager la victime
- Alerter ou faire alerter les secours spécialisés,
- Assurer une surveillance permanente de la zone de danger où les risques non contrôlés persistent et empêcher toute personne de pénétrer dans cette zone jusqu’à l’arrivée des secours spécialisés.
PROTECTION D’UN ACCIDENT DE LA ROUTE
- Allumer ses feux de détresse dès que l’on est en vue d’un accident et ralentir,
- Garer son véhicule, si possible après le lieu de l’accident, sur la bande d’arrêt d’urgence si elle existe.
- Baliser de part et d’autre de l’accident à 150 ou 200 m, pour éviter tout sur-accident (triangle de pré-signalisation, lampe électrique, linge blanc, feux de détresse du véhicule…), avec l’aide de témoins éventuels.
- Interdire toute approche si un danger persiste (transport de matières dangereuses).
- Ne pas fumer et ne pas laisser fumer.
- Couper le contact des véhicules accidentés si possible.
2.ALERTE
L’alerte est l’action qui consiste à informer un service d’urgence de la présence d’une ou plusieurs victimes affectées par une ou plusieurs détresses ainsi que de la nature de l’assistance qui leur est apportée.
Dans ce contexte, l’absence d’information d’un service d’urgence peut compromettre la vie ou la santé d’une victime malgré les premiers secours assurés par un sauveteur.
CONTENU DU MESSAGE D’ALERTE
L’appelant doit pouvoir renseigner les services d’urgence et donner les indications suivantes :
- NUMERO DU TELEPHONE ou de la borne d’où l’on appelle, si nécessaire, donner son nom,
- NATURE DU PROBLEME, maladie ou accident,
- RISQUES éventuels : incendie, explosion, effondrement, produit chimique ou tout autre danger,
- LOCALISATION TRES PRECISE de l’événement,
- NOMBRE de personnes concernées,
- Appréciation de la GRAVITE de l’état de chaque victime,
- PREMIERES MESURES PRISES ET PREMIERS GESTES EFFECTUES.
3.SAIGNEMENTS ABONDANTS
Une perte de sang provient d’une plaie ou d’un orifice naturel. Quand cette perte de sang est abondante ou prolongée, on parle d’hémorragie.
CONDUITE A TENIR
1 – Constater l’hémorragie.
2 – Arrêter l’hémorragie :
- En comprimant directement l’endroit qui saigne quel que soit le lieu de la plaie, jusqu’à l’arrivée des secours, en retirant les vêtements si nécessaire.
- En comprimant à distance à l’aide d’un point de compression si la compression de l’endroit qui saigne est impossible ou inefficace.
3 – Allonger la victime.
4 – Donner l’alerte ou mieux, faire donner l’alerte.
5 – Vérifier que l’hémorragie est arrêtée et parler régulièrement à la victime en attendant les secours.
- Ne pas donner à boire,
- Protéger la victime contre le froid et/ou les intempéries,
- Pendant toute la réalisation de cette conduite à tenir, le sauveteur expliquera à la victime ce qui se passe pour la réconforter et rechercher sa coopération.
TECHNIQUES
Compression de l’endroit qui saigne :
- Appuyer directement sur l’endroit qui saigne avec les doigts ou la paume de la main.
Compression à distance : les points de compression
Dans les cas où :
- La compression directe sur la plaie est impossible : fracture ouverte, plaie inaccessible ou avec corps étranger que l’on ne doit jamais retirer,
- La compression directe sur la plaie est inefficace, le sang continue de couler,
- Le sauveteur présente une plaie des mains et ne possède pas de moyen de protection.
HEMORRAGIE OU ? COMMENT ?
Hémorragie du membre inférieur : Au pli de l’aine - Avec un poing, bras tendu.
Hémorragie du membre supérieur : Sur la face interne du bras - Avec un pouce en appuyant ver l’os.
Hémorragie du cou : A la base du cou - Avec un pouce, en appuyant vers la colonne vertébrale.
CAS PARTICULIER DU SAIGNEMENT DE NEZ
- Laisser la victime assise, tête penchée en avant. Ne pas l’allonger pour éviter qu’elle avale son sang.
- Lui demander de comprimer avec son doigt la narine qui saigne, pendant 10 minutes.
- Si le saignement de nez ne s’arrête pas ou se reproduit, l’avis d’un médecin est nécessaire.
4.VICTIME INCONSCIENTE QUI RESPIRE
La victime ne répond pas aux questions, reste immobile et respire.
CONDUITE A TENIR
La victime est le plus souvent allongée sur le dos.
1 – Réaliser la protection.
2 – S’assurer qu’il n’y a pas d’hémorragie.
3 – Apprécier l’état de conscience :
- Poser une question simple, par exemple : « comment ça va ? », « vous m’entendez ? »,
- Prendre sa main et lui demander : « serrez-moi la main », « ouvrez les yeux ».
La victime ne répond pas ou ne réagit pas, elle est inconsciente.
4 – Si le sauveteur est seul, appeler « à l’aide ».
5 – Assurer IMMEDIATEMENT la désobstruction des voies aériennes :
- Desserrer ou dégrafer rapidement tout ce qui peut gêner la respiration (col, cravate, ceinture).
- Basculer doucement la tête de la victime en arrière et élever le menton.
- Ouvrir la bouche de la victime avec la main qui tient le menton.
- Retirer les corps étrangers visibles à l’intérieur de la bouche de la victime.
6 – Apprécier la respiration :
Se pencher sur la victime, l’oreille et la joue du sauveteur au-dessus de sa bouche et de son nez, tout en gardant le menton élevé. Cette recherche dure 10 secondes au maximum.
La poitrine se soulève, d’éventuels bruits et le souffle de la victime sont perçus, la victime respire.
7 – Placer la victime en Position Latérale de Sécurité (PLS).
8 – Alerter ou faire alerter les secours médicalisés.
9 – Contrôler la respiration de la victime en attendant l’arrivée des secours médicalisés.
- Le sauveteur surveille la respiration de la victime toutes les minutes.
- Protéger la victime contre la chaleur, le froid ou les intempéries.
TECHNIQUE
Position Latérale de Sécurité (PLS) :
1 – Préparer le retournement de la victime :
- Retirer les lunettes de la victime si elle en porte.
- S’assurer que ses membres inférieurs sont allongés côte à côte. Si ce n’est pas le cas, les rapprocher délicatement l’un de l’autre, dans l’axe du corps de la victime.
- Placer le bras de la victime le plus proche du sauveteur, à angle droit de son corps, plier ensuite son coude tout en gardant la paume de sa main tournée vers le haut.
- D’une main, saisir le bras opposé de la victime, placer le dos de sa main contre son oreille, côté sauveteur.
- Maintenir la main de la victime pressée contre son oreille, paume contre paume.
- Avec l’autre main, attraper la jambe opposée, juste derrière le genou, la relever tout en gardant le pied au sol.
- Se placer assez loin de la victime au niveau du thorax, pour pouvoir la tourner sur le côté sans avoir à se retourner.
2 – Retourner la victime :
- Tirer sur la jambe afin de faire rouler la victime vers le sauveteur, jusqu’à ce que le genou touche le sol.
- Coincer le genou de la victime avec son propre genou pour éviter que le corps de la victime ne retombe en arrière sur le sol.
- Saisir l’épaule de la victime avec sa main qui tenait le genou pour achever la rotation.
- Dégager doucement la main du sauveteur qui est sous la tête de la victime, en maintenant son coude avec la main qui tenait l’épaule pour ne pas entraîner la main de la victime et éviter toute mobilisation de sa tête.
3 – Stabiliser la victime :
- Ajuster la jambe située au-dessus de telle sorte que la hanche et le genou soient à angle droit.
- Ouvrir sa bouche avec le pouce et l’index d’une main sans mobiliser la tête, afin de permettre l’écoulement des liquides vers l’extérieur.
CAS PARTICULIERS
Victime avec un casque : on reproduit la même démarche sans enlever le casque.
Le traumatisé : en cas de lésion thoracique, du membre supérieur ou du membre inférieur, le blessé est couché autant que possible sur le côté atteint.
La victime est retrouvée couchée sur le ventre : compléter la liberté des voies aériennes (ouvrir la bouche…), stabiliser la position de la victime, apprécier toutes les minutes la respiration.
5.PLAIES GRAVES
Le sauveteur doit distinguer deux types de plaies :
La plaie grave, dont la gravité dépend de :
- De sa localisation : au cou, à l’œil ou à la face, au thorax, à l’abdomen.
- De son aspect : qui saigne, déchiquetée, multiples et/ou étendues.
- De son mécanisme : par projectile, par outil, par morsure, par objet tranchant
La plaie simple, petite coupure superficielle ou éraflure saignant peu et non située à proximité d’un orifice naturel ou de l’œil.
CONDUITE A TENIR POUR UNE VICTIME QUI PRESENTE UNE PLAIE GRAVE.
1 – Identifier la gravité de la plaie.
2 – Installer la victime en position d’attente :
Plaie du thorax : position demi-assise
Plaie de l’abdomen : position à plat dos, cuisses fléchies, jambes horizontales
Plaie de l’œil : allonger à plat dos, tête calée, en recommandant au blessé de fermer les deux yeux et de ne pas bouger.
Autres types de plaie : allonger la victime à l’abri.
NE JAMAIS RETIRER UN CORPS ETRANGER.
3 – Demander un avis médical.
4 – Protéger la victime du froid, de la chaleur et des intempéries.
5 – Parler régulièrement à la victime pour lui expliquer ce qui se passe pour la réconforter.
6.TRAUMATISMES
La victime se plaint après un traumatisme du dos, de la tête ou de la nuque
Le danger principal est la lésion de la moelle épinière, avec risque de paralysie.
1 – Ne jamais mobiliser la victime.
2 – Conseiller fermement au blessé de ne faire aucun mouvement, en particulier de la tête.
3 – Faire alerter les secours d’urgence.
4 – Maintenir la tête avec les deux mains placées de chaque côté de celle-ci ; le sauveteur est à genoux derrière le blessé.
5 – Surveiller la victime de manière continue, lui parler régulièrement en attendant l’arrivée des secours.
La victime se plaint d’un traumatisme de membre.
1 – Interdire toute mobilisation du membre atteint.
2 – Faire alerter les secours ou demander un avis médical.
3 – Respecter les recommandations données par les secours.
4 – Surveiller la victime en lui parlant régulièrement.
5 – Protéger la victime de la chaleur, du froid, des intempéries
Cet aide mémoire m'a été fourni par Babou de la délégation d'Aix les Bains. Les photos et croquis n'ont pu être reproduit. Vous pouvez me demander l'original, il vous sera envoyé par couriel ou courier.
_________________
Bernard L
On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux. (Antoine de St.Exupéry)

Bernard L- Fondateur du site
- Nombre de messages: 157
Date d'inscription: 12/07/2005
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum






